OchitsuOchitsu
Retour aux études
Étude · Décembre 2025Santé mentale des jeunes à Nanterre

Ce que nous disent 141 jeunes sur leur rapport à la psychologie

Une enquête inédite menée auprès d'étudiants et jeunes actifs de la région nantérienne pour comprendre leurs besoins, leurs freins et leurs attentes en matière de suivi psychologique.

Répondants141 jeunes
Taux de conversion33,5 % (421 vues)
Temps moyen4 min 01
Tranche d'âge18 – 25 ans (94 %)
Défiler pour lire l'étude
56 %
ont déjà consulté un·e psychologue ou psychiatre
44 %
citent le coût comme principal frein à la consultation
62 %
ont consulté principalement pour de l'anxiété
47 %
souhaitent une application mobile pour le suivi
Légende interactive — survolez ou cliquez pour filtrer
Contexte de l'enquête

Pourquoi cette étude, et pourquoi maintenant ?

En France, un jeune sur cinq souffre de troubles psychologiques, mais la majorité ne consulte jamais de professionnel. À Nanterre, ville étudiante et ouvrière à la fois, les tensions liées au coût de la vie, à la pression académique et à la précarité se cumulent, rendant la question de la santé mentale particulièrement aigüe.

Ochitsu a mené cette enquête pour nommer les réalités que beaucoup vivent en silence : l'anxiété du quotidien, les barrières financières, la difficulté à trouver le bon accompagnement. 141 jeunes ont joué le jeu, avec une remarquable sincérité.

Ce que révèlent ces données dépasse les chiffres : c'est un appel à inventer des formes de soin plus accessibles, plus adaptées à une génération qui ne se retrouve pas toujours dans l'offre existante.


Profil des répondants

Qui sont ces jeunes ?

Une population très majoritairement étudiante, entre 18 et 25 ans, qui répond depuis son bureau ou son portable — le reflet d'une génération connectée.

Situation des répondants

n = 141
Étudiant sans job
54%
Étudiant avec job
24%
Alternant
17%
Sans activité
2%
Autre
2%
CDI
1%

Tranche d'âge

n = 141
18 – 25 ans
94%
26 – 30 ans
4%
31 – 45 ans
2%

Appareil utilisé

141réponses
Bureau99 (70%)
Portable42 (30%)
Tablette0
« 95 % des répondants ont entre 18 et 30 ans, et 78 % sont en situation d'études — sans emploi stable ni revenus propres. Ce contexte économique pèse directement sur leur accès aux soins psychologiques. »

Rapport à la psychologie

Déjà consulté — ou pas encore ?

La majorité des jeunes interrogés ont franchi le pas au moins une fois. Mais une partie importante n'a jamais consulté, et une portion non négligeable aimerait le faire sans en avoir eu l'occasion.

Avez-vous déjà consulté un psychologue ou psychiatre ?

n = 141
Oui
56%
Non
31%
J'aimerais
13%

Taux de remplissage 100 %

Plus d'un jeune sur deux a déjà eu recours à un accompagnement psychologique. C'est une donnée encourageante : la démarche n'est plus aussi taboue qu'elle a pu l'être pour les générations précédentes.

Parmi ceux qui n'ont jamais consulté, 13 % expriment pourtant le désir de le faire. Ce groupe — 18 personnes — représente une demande latente réelle, freinée par des obstacles pratiques ou financiers plutôt que par un manque d'intérêt.

31 % n'ont pas consulté et ne l'ont pas envisagé. La déstigmatisation reste un enjeu de communication important.

Parmi ceux qui ont répondu « Non » (44 répondants), 44 % pensent en avoir besoin actuellement. Soit près d'un jeune sur deux qui ne consulte pas mais reconnaît avoir des difficultés méritant un accompagnement professionnel.

C'est peut-être le chiffre le plus frappant de l'enquête : il y a un écart significatif entre la conscience du besoin et le passage à l'acte.

Parmi ceux qui n'ont pas consulté : pensent-ils en avoir besoin ?

n = 62
Non
56%
Oui
44%

Taux de remplissage 43,97 %


Motifs de consultation

Pour quelles raisons ont-ils consulté ?

L'anxiété domine très nettement, suivie de la dépression et des problèmes relationnels.

Raisons de consultation

n = 79

Plusieurs réponses possibles

Anxiété
62%
Dépression
44%
Pb. relationnels
37%
Stress pro/scolaire
35%
Troubles alimentaires
23%
Harcèlement
23%
Agression sexuelle
22%
Autre
16%
Orient. sexuelle
5%
Parcours de transition
4%
« L'anxiété touche 62 % des consultants. Elle reflète un état de tension chronique lié aux études, aux finances, aux relations — une pression multifactorielle qui caractérise la jeunesse urbaine contemporaine. »

Qualité du suivi vécu

Comment ont-ils vécu le suivi ?

Trouver un spécialiste n'est pas simple, et le bénéfice ressenti reste modéré.

Difficulté à trouver un spécialiste

1 = très simple → 5 = très difficile

Note 3 (moyen)
33%
Note 2
22%
Note 1 (simple)
18%
Note 4
15%
Note 5 (difficile)
13%

28 % ont trouvé difficile ou très difficile de trouver un spécialiste adapté.

Satisfaction du suivi proposé

Satisfaisant
38%
Neutre
27%
Insatisfaisant
18%
Très satisfaisant
11%
Très insatisfaisant
6%

24 % insatisfaits ou très insatisfaits — un signal d'alerte.

Amélioration ressentie grâce au suivi

Oui, un peu
46%
Oui, beaucoup
16%
Non, pas vraiment
23%
Non, pas du tout
15%

62 % rapportent une amélioration. 38 % ne constatent pas d'amélioration réelle — ce qui interroge sur l'adéquation des pratiques aux besoins spécifiques des jeunes.


Motivations à consulter

Pourquoi voudraient-ils consulter ?

Les motivations révèlent une demande de croissance personnelle autant que de soin.

Motivations déclarées

n = 27

Plusieurs choix possibles

Gérer ses émotions
63%
Développement perso
52%
Période difficile
33%
Améliorer relations
22%
Troubles spécifiques
19%
Autre
7%
63 %

souhaitent mieux gérer leurs émotions au quotidien — première motivation citée

52 %

cherchent un accompagnement pour leur développement personnel, pas seulement pour une crise

33 %

traversent une période difficile et cherchent un soutien ponctuel


Obstacles à la consultation

Qu'est-ce qui les retient ?

Le coût est le frein n° 1, et de loin. L'enjeu principal n'est pas la volonté ni la stigmatisation, mais bien l'accès économique aux soins.

44 %

Coût trop élevé

62 personnes

21 %

Difficulté à trouver un psy adapté

29 personnes

16 %

Autre raison non spécifiée

23 personnes

11 %

Manque de résultats perçus

8 %

Manque de disponibilité du professionnel

11 personnes

100 %

Taux de réponse — un sujet qui concerne tout le monde

Le coût concentre à lui seul 44 % des freins déclarés. Pour rappel, une séance chez un psychologue libéral coûte entre 50 et 80 € en région parisienne, avec un remboursement encore limité malgré la réforme « Mon soutien psy ». Pour des étudiants sans revenus stables, c'est souvent rédhibitoire.

Vient ensuite la difficulté à trouver un professionnel adapté — 21 % — qui pointe vers un déficit d'orientation et de mise en relation entre jeunes et praticiens.


Outils souhaités

Quelles solutions attendent-ils ?

La technologie est perçue comme un levier, pas une menace.

Application mobile de suivi

Premier choix : un outil numérique accessible en permanence pour suivre son état mental, ses progrès, ses exercices.

47 %

Rendez-vous en visioconférence

La consultation à distance lève les contraintes géographiques tout en maintenant un lien humain direct.

30 %

Groupes de soutien en ligne

L'entraide par les pairs, encadrée par des professionnels, répond à un besoin de partage et de reconnaissance.

21 %

Autre

27 % ont exprimé d'autres besoins : accompagnement en présentiel plus accessible, ressources d'auto-soin, etc.

27 %

Ce que dit l'enquête

Cinq enseignements clés

1
Le tabou recule, les actes suivent.

56 % ont déjà consulté — un taux bien supérieur aux moyennes nationales pour cette tranche d'âge, qui témoigne d'une évolution culturelle réelle.

2
L'argent est le vrai mur.

44 % citent le coût comme premier obstacle. Aucune mesure de déstigmatisation ne suffira sans un travail sur l'accessibilité financière des soins.

3
L'anxiété est l'urgence silencieuse.

62 % des consultants ont mentionné l'anxiété. Elle se nourrit du cumul des pressions étudiantes, sociales et économiques.

4
Le numérique, perçu comme une solution.

47 % veulent une app de suivi. Pas du « soin de seconde zone », mais un outil complémentaire, accessible 24h/24.

5
38 % ne ressentent pas d'amélioration après suivi.

L'accès au soin ne suffit pas — la qualité et l'adéquation des pratiques aux spécificités des jeunes sont tout aussi cruciales.

Ce que ça change pour Ochitsu

Ces données sont le point de départ d'une réflexion concrète. Ochitsu s'engage à développer des outils qui répondent précisément à ce que ces 141 jeunes ont exprimé : accessibilité financière, simplicité de mise en relation, flexibilité numérique, et suivi de qualité adapté à leurs réalités.

Parce que la santé mentale des jeunes ne peut pas attendre.